dernier cours 2.0

février 23, 2010

Aujourd’hui marque la fin d’une aventure au coeur des flux, initiée par Franck Queyraud, bibliolab passionné. Dans le cadre d’un cours sur le numérique nous sommes partie à la découverte de différents outils 2.0:  netvives, blog, réseaux sociaux. Un mot d’ordre : disséminer. Pour finir en beauté, au coeur de la vague netvibes, je vous fais parvenir les adresses netvibes de mes compagnons, aventuriers du web. 

Le netvibes d’élodie, qui rêve la bibliothèque dans les nuages : http://www.netvibes.com/bibliorev#Bienvenu-es_à_vous_!

Celui d’antoine, magicien 2.0 :

http://www.netvibes.com/ceylankahn#sites_professionnels

Avec Joachim, la révolution n’est pas loin :

http://www.netvibes.com/joachimfloren#intercommunalite

Emilie, une tache d’encre dans un océan de livres :

http://www.netvibes.com/tachedencre#Bibliotheques

Pauline, de bulles en bulles :

http://www.netvibes.com/pauinlibrary#General

Sara, apprentie bibliothécaire :

http://www.netvibes.com/bibliobook#patrimoine_et_numerique

Florentin, à l’appétit dévorant :

http://www.netvibes.com/florentin-dumas#intercommunalite

Enfin mon netvibes sur la musique, en lien avec notre projet : http://www.netvibes.com/saxophelie

A bientôt et continuons à rêver la bibliothèque dans les nuages ! 


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Musique en bibliothèque, fin du projet, ça va swinguer

février 23, 2010

Aujourd’hui marque la fin d’un projet mené avec Pauline sur la place de la musique en bibliothèque et les enjeux que pose à la profession la dématérialisation de l’offre. Les pratiques changent et la bibliothèque doit réaffirmer sa présence à l’autre, à son public en offrant une offre et des services en adéquation avec la diversité des goûts et des pratiques. La bibliothèque musicale est un des dernier lieu offrant une offre éclectique et généraliste en matière de musique. Il est nécessaire aujourd’hui de redéfinir sa place au cœur de la vie musicale. Comme le dit Xavier Galaup, dans un de ces articles, « Il n’y a pas assez de musique en bibliothèque », « Nous ne pouvons pas lutter avec le secteur marchand sur la fraîcheur et la disponibilité des documents, mais nous pouvons lutter sur la largeur et la profondeur de l’offre. »

Nous venons  publier notre travail sur calameo. Vous pouvez le lire en avant première ici.

février 19, 2010

Je me fais le relais de cet article paru dans la quadrature du net :

« Depuis le printemps 2008, L’Union européenne, les États-Unis, le Japon, le Canada, la Corée du Sud, l’Australie ainsi qu’un certain nombre d’autres pays négocient secrètement un accord commercial destiné à lutter contre la contrefaçon (Anti-Counterfeinting Trade Agreement). Suite à des fuites de documents confidentiels, il apparaît clairement que l’un des buts principaux de ce traité est de forcer les pays signataires à mettre en place des mesures de répression de partage d’œuvre sur Internet sous la forme de “riposte graduée” et de filtrage du Net.

Alors que d’importants débats ont lieu sur la nécessité d’adapter le droit d’auteur à l’ère numérique, ce traité cherche à contourner les processus démocratiques afin d’imposer, par la généralisation de mesures répressives, un régime juridique fondamentalement dépassé.

En savoir plus sur les dispositions actuellement négociées relatives à Internet. »

Une nouvelle borne automazic a élu domicile au coeur des chants bretons

février 19, 2010

Je viens de lire qu’une borne allait être installée dans la commune de Carnac, au coeur du Morbihan. C’est la première borne Automazic sur le territoire Breton et je voudrais applaudir l’initiative de cette petite commune bretonne. Car aujourd’hui il semble primordiale pour les bibliothèques de repenser leurs offres et leurs services en matière de musique. Les pratiques d’écoute sont bouleversées par les possibilités de partage de fichiers qu’offre le web. Comme le montre l’étude d’Olivier Donnat sur les pratiques culturelles des français à l’ère du numérique, les jeunes générations (digital native) sont adepte des pratiques nomades. L’important réside dans l’échange, le partage. Par la même, si les bibliothèques veulent reconquérir ce public jeune, qui, comme le montre une récente étude de la BPI n’en n’a pas une image très positive, il faut qu’elles repensent leurs services en fonction des nouvelles pratiques. C’est aussi cela une bibliothèque centrée sur le public. C’est une bibliothèque qui prend en compte la diversités des pratiques et des publics.

La borne automazic me semble être un service de musique intéressant pour nos bibliothèques. Elle permet le partage de musique avec son support USB. L’usager peut faire une sélection de morceaux et la mettre sur son téléphone, son baladeur… Les musiciens peuvent déposer leurs oeuvres.  Automazic permet d’offrir un service en adéquation avec les pratiques d’une partie de la population. C’est aussi un outil intéressant d’échange et de partage musicale.

La musique en bibliothèque n’est pas morte. Reste à redéfinir la bibliothèque musicale comme espace d’échange et d’accompagnement, un « lieu de socialisation autour de la musique ». Espace au coeur duquel chaque pratiques puissent trouver son service.

Une nouvelle bibliothèque numérique

février 18, 2010

Je viens de découvrir Manioc, une bibliothèque numérique consacrée exclusivement à la littérature des Caraïbes, de l’Amazonie et des Plateau des Guyanes. On y trouve toutes sortes de documents sur l’histoire culturelle, sociale et politique de ces pays. La bibliothèque est financée principalement par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.

A aller découvrir !

Rencontre avec Gerard Arseguel

janvier 11, 2010

« Ecrire de ne pas écrire », ainsi commençait la très belle rencontre avec Gerard Arseguel, auteur d’une oeuvre abondante. Venu nous parler de son ouvrage « A feu doux » publié chez Virgile il y a environs dix ans.

Un personnage hyptnotique, une voix profonde, une esthetique de la nostalgie. Tous cela melangé donne un veritable bonheur.

« A feu doux » est un tres belle ouvrage, qui donne a voir dans sa banalité un amour qui s’étiole, se delite : à feu doux. L’écriture est vecu pour son auteur comme une reponse possible. Reponse au mutisme du monde, réponse à l’épuisement du present.

Qu’est ce que la poésie sinon une belle clandestine. « Une bombe que la société ne peut se permettre ». La créativité n’est_elle pas par elle même contre toute forme imposée ?

D’autre part, A feu doux joue avec les genres. Qu’en est-il du statut de cette oeuvre entre poésie ou roman. Si il y a poeme, il s’agit d’un poeme narratif.

Si c’est un roman, il est desinvolte : il est sur les ruines du roman.

A lire de toute urgence !

Les bibliothèques face au numérique ou les bibliothèques avec le numerique ?

décembre 4, 2009

Cite du livre, Aix-en-Provence le 30/11/09

« Après la catastrophe du livre et la catastrophe des livres, la catastrophe de l’ordinateur ». C’est sur cette citation de Robert Damien que Gilles Eboli a introduit sa réflexion sur le lien, souvent conflictuel, entre bibliothèque et numérique. Souvent pensé comme une fatalité malheureuse par les professionnels, quelle est aujourd’hui la place du numérique dans nos structures de lecture publique ? Souvent diabolisé, rejeté, il semble aujourd’hui primordial pour la profession de s’approprier les outils numériques sans catastrophisme ni euphorie.

Pour débuter cette première journée de conférence, Mr Eboli nous a exposé les trois temps qui marquent selon lui l’histoire tumultueuse du numérique et de la bibliothèque .

Le premier mouvement est celui de l’informatisation. L’arrivé du SIGB dans les années 70 facilite le prêt retour, le traitement du catalogue et les acquisitions. La gestion quotidienne de nos bibliothèques est facilitée.

Le  deuxième mouvement est plus problématique. La majorité des bibliothèques n’ont pas su s’approprier et concevoir correctement la révolution numérique en cours. Internet fait son irruption dans les bibliothèques mais reste pensé, pour la majorité des professionnels, comme un support de plus, au même titre que les CD, les DVD. Voila là où fut l’erreur pour nos bibliothèques publiques, penser le numérique en simple terme de support. Internet est une bibliothèque à part entière, avec ses services et ses collections, ses espaces d’échanges, de partages.

C’est parce qu’elle n’a pas su évaluer le changement de paradigme qui eut lieu avec l’explosion du numérique que la bibliothèque à perdu sa place au cœur de la cité. L’enquête du Credoc montre bien qu’elle n’est plus la première ressource en terme d’accès à l’information pour une majorité des français. Face à ce retard indéniable de la bibliothèque dans le domaine du numérique le troisième mouvement que relève G. Eboli est celui de la recherche du temps perdu. C’est la course au 2.0. La course à la numérisation forcenée, pas toujours pertinente. Comme le notait D Lahary lors d’une journée ABF PACA : « Toutes les bibliothèques n’ont pas vocation à numériser. »

Après ce panorama des 3 ages du numérique les questions du prêt, des sites, des services et de la documentation électronique ont été abordées. La question des signets et de leur réelle pertinence au sein des portails semble être une question d’actualité. Revenant dans le discours de nombreux intervenants, il semble intéressant aujourd’hui de réfléchir en terme de mutualisation pour ces services qui demandent beaucoup de temps et une forte maintenance.

La question des services à distance a été posés. Les portails de nos bibliothèques servent-ils juste à donner accès à des documents numérisés ? Bien sur que non, nos portails sont aujourd’hui des outils de communication et de programmation. Le catalogue, traditionnellement centre des usages est devenu un service comme un autre à l’intérieur du portail, symbole d’un certain déplacement du son rôle , autant outil documentaire qu’outil promotionnel. Mr Eboli a finit cette partie de son exposé sur la question de la documentation électronique et son budget d’acquisition très élevé pour les bibliothèques. On notera d’autre part que ces documents posent la question de la conservation des fichiers. Dans le cadre juridique et économique actuel la bibliothèque n’est pas propriétaire des documents électroniques qu’elle acquière et cela reste un très gros problème pour nos structures.

Numériser pour quoi ? Pour conserver, pour diffuser. Voila semble t-il les deux faces d’une même pièce.

Alors numériser pour conserver et diffuser, d’accord mais numériser quoi et surtout comment ? Numériser une collection ne suffit pas. Il est indispensable d’organiser ces collections, de créer des métadonnées, de les contextualiser. On note aujourd’hui que sur toutes les collections numérisées 1/4 seulement sont disponible en ligne. Le principe de la numérisation n’est-il pas d’offrir un accès facilité au collection dans cette idée de diffusion de la culture héritière des Lumières ? Dans ce cas il semble aberrant de numériser si ce n’est pas pour offrir ces documents au public.

D’autre part, la question de la conservation de ces données numérique se pose de plus en plus. Où conserver, comment garder une trace de tout ce qui se passe sur le web ? Voila une question qui reste en suspend.

DADVSI et HADOPI, sont toutes deux intrinsèquement liées à la question du numérique en bibliothèque.

D’après Mr Eboli il est aujourd’hui plus qu’urgent de mettre en place une loi sur les bibliothèques en France . Elle permettrait de définir un cadre juridique plus souple pour nos structures. Il est nécessaire aujourd’hui de militer pour un accès libre à internet ainsi qu’une redéfinition du cadre d’acquisition des documents numériques. « Digital is not different ».

Pour conclure son intervention, G. Ebolli a abordé les impactes du numérique sur les pratiques de lecture et d’appropriation de la bibliothèque. Avec le numérique nous passons d’une logique close, celle du livre, à une logique du flux, celle d’Internet. Une nouvelle économie voit le jour, dans laquelle il est important de créer de la rareté. Il faut modéliser les comportements dans cette profusion documentaire.

En conclusion, Mr Eboli a redéfinit le socle des valeurs de la bibliothèque publique. Ce vers quoi elle tend. Il faut la penser comme un lieu citoyen, où la culture se discute, se partage. Elle devrait être un lieu d’accès gratuit au savoir et à la connaissance. Un lieu de fierté citoyenne, de proposition, d’anticipation.

Il est indéniable que les changements de comportements sont souvent difficile à suivre. Pourtant la bibliothèque ne doit pas se replier sur elle même, sous peine de devenir une « réserve d’indien ». Pour que la bibliothèque reste un lieu au cœur de la cité, il faut la penser avec le numérique et surtout la penser avec et pour le public.

Homo numericus

décembre 3, 2009

 

Au début de cette semaine avait lieu un colloque sur les métamorphoses numériques du livre, proposés par l’agence régionale du livre Paca.

Sous la direction d’Alain Giffard de nombreux intervenants se sont succédés pour aborder la question épineuse du numérique et de la chaîne du livre. Perspective historique, philosophique, sociologique, scientifique ou économique, ces deux jours de conférences furent riches et constructifs. Le tout, cerise sur le gâteau, clôturé par Bernard Stiegler qui appelait de ses vœux la mise en place, au sein des institutions publiques d’une véritable « politique contributive ».  C’est à dire constituer des communautés de lecteur dans les bibliothèques et surtout créer les chemins d’accès aux outils que propose le numérique pour développer de véritables « cultures contributaires ».Le lecteur est aujourd’hui doté de capacités inédites de production et de « grammatisation ». Face à cette nouvelle situation la bibliothèque doit  créer les chemins, ouvrir les passerelles au « web polémique » et ne pas laisser aux grandes industries culturelles  le monopole sur les outils critiques du web. Il est aujourd’hui grandement nécessaire de former au support numérique, à l’école, dans les bibliothèque, pour développer une lecture contributive et repenser le web comme espace citoyen et critique. Marin Dacos, appelait d’ailleurs à la vigilance sur le retour du modèle du minitel qui tendrait vers une neutralité du réseau et  une reconcentration industrielle. Bernard Stiegler, à la fin de son intervention parle lui aussi d’un danger de plus en plus grand de consensus, de statu quo sur le réseau. Alors  le collaboratif comme réponse, le collaboratif comme cœur de la cité, cœur de la lecture ? Une chose est sure, les institutions publiques doivent offrir une politique informationnelle, proposer des agencements pertinents aux étudiants , aux usagers, pour contrer une intoxication informationnelle.

Stop à l’infobésité !